Mais pourquoi la plupart des enfants âgés de deux à cinq ans ont-ils peur du noir ? Les raisons de cette frayeur sont généralement communes. Après l’âge de deux ans, l’imagination de notre enfant commence à s’enrichir et se met au service de ses craintes. À nous de lui apprendre à se dominer, en douceur…
Bizarre… Jusqu’à présent, notre enfant supportait l’obscurité sans problème, mais le voilà soudain qui se met à réclamer la lumière chaque soir pour s’endormir. Que se passe-t-il ? La peur du noir est assez fréquente chez les enfants. Le noir représente une véritable perte de repères pour notre enfant. Il ne voit plus les gens qu’il aime, alors son petit monde qu’il s’est organisé disparaît tout à coup et laisse place à un environnement inquiétant, bourré de loups, de montres et de sorcières.
A un âge où la frontière entre le réel et l’imaginaire est trouble, l’obscurité entraîne donc un cortège de scénarii où le pire peut arriver à chaque instant. Cette peur est, toutefois, passagère même si la crainte reste présente. Car à un certain âge, notre enfant se rend compte, avec notre aide, qu’il n’y a rien à craindre. Que la peur du noir soit passagère ou non, il s’agira, pour nous, de la comprendre et d’en analyser les causes.
Dompter un univers obscur
Rares sont les enfants qui échappent à la peur du noir. Elle apparaît entre deux et cinq ans et regroupe plusieurs paramètres. Le vrai enjeu consiste à aider notre enfant à apprivoiser et à vaincre cette peur. Et cela passe par le dialogue. Cela l’aidera à identifier le stress, le prendre au sérieux sans le dramatiser et, surtout, l’inciter à y apporter des réponses. L'une des meilleures façons d'aider notre enfant est de lui rappeler qu'il est en sécurité, que nous le protégerons du danger et que nous sommes là pour lui s'il a peur.
Pour aider notre enfant à surmonter sa peur, nous devons rester avant tout compréhensives afin de le familiariser avec la nuit. Nous ne l’aiderons pas en le ridiculisant ou en le distrayant. Nous y arriverons à force de patience et en le rassurant. En le familiarisant avec ce qui le terrifie, il apprendra ainsi à exorciser ses angoisses, par le dessin par exemple.
Le prendre par la main pour lui montrer qu’il n’y a pas de monstres sous le lit et démystifier ce monde obscur peut suffire à le rassurer. Une veilleuse dans sa chambre, la lumière du couloir allumée lui fourniront de repères rassurants. Nous ne devons pas craindre qu’une mauvaise habitude s’installe. L’angoisse du noir passe naturellement avec l’âge.
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