Concernant les grands-parents, il y a souvent les deux extrêmes : les trop présents et ceux que l’on ne voit jamais. Quand les relations commencent à se gâter et qu’ils deviennent envahissants, comment réagir ? Comment imposer les limites indispensables à une bonne entente ?
La naissance de notre enfant chamboule beaucoup de choses et pas seulement pour notre couple. Cette arrivée fait intervenir un nouveau rôle sur la scène familiale : celui des grands-parents. Au début, c’est super ! Ils sont présents pour nous soutenir, n’hésitent pas à mettre la main à la pâte. Mais, avec le temps, il arrive parfois qu’ils commencent à se croire tout permis, voire à devenir carrément envahissants. Il nous faut alors réagir. Et vite !
Dans de nos nombreux cas, si la relation entre les parents et les grands-parents devient conflictuelle, c’est parce que ces derniers sont "trop fiers" de leur nouveau rôle. Sans parler qu’ils peuvent enfin mettre leur propre expérience à profit. Ils commencent par nous suggérer leurs points de vue : "Moi, si j’étais à ta place, quand tu étais petite…", sans parler des commentaires qu’ils lâchent en cours de route. Puis, ils finissent par nous imposer leur façon de faire, "Un enfant ne doit pas jouer à table !". Au tout début, nous n’osons rien dire pour ne pas les blesser, mais avec le temps, ces petites remarques nous portent sur les nerfs !
Ils se laissent emportés
La plupart du temps, ils ne réalisent pas qu’en devenant grands-parents, ils deviennent également parents d’adultes, donc parents de personnes pouvant prendre seuls les décisions concernant leurs enfants. Nous sommes conscientes que nos enfants ont besoin de liens avec leurs grands-parents et nous devons faire de notre mieux pour que nos petits ne se retrouvent pas pris au piège entre parents et grands-parents.
La solution est à la fois simple et pas toujours évidente à mettre en application : il faut impérativement ouvrir le dialogue et discuter avec papis et mamies, afin qu’ils prennent conscience qu’ils empiètent sur nos plates-bandes. Nous éviterons ainsi bien des malentendus. Nous devons, toutefois, rester compréhensives et ne pas nous montrer trop sévères. Bien que les choses soient claires, nous remarquerons que mamie aura quelques fois du mal à retenir des "Si j’étais à votre place, je …" ou encore des "A mon époque, les choses se passaient différemment !". Soyons patientes ! Tout le monde a besoin d’un temps d’adaptation.
En discutant avec les « grands-parents envahisseurs », ils se rendront compte de leur attitude, car ils n’en n’ont pas toujours conscience de leurs dires et gestes. Il faut leur faire comprendre que leur soutien est important, mais qu’il nous faut un peu d’espace et de liberté pour assurer l’éducation de nos enfants. Le soutien du papa est important surtout si le conflit émerge avec la belle famille. Lui aussi doit se montrer ferme, poser les limites et marquer le territoire de sa famille.
Si la situation ne s’arrange pas, on peut tenter de fixer quelques règles dans une sorte de contrat oral : vous ne passez à la maison qu’une fois par semaine et non tous les jours, vous ne téléphonez pas quatre fois entre 17h00 et 21h00, c’est un temps réservé à notre vie de famille; les vacances on les passe entre nous, à l’exception de quelques jours avec les grands-parents. Quand les enfants seront plus grands, on pourra envisager de les laisser chez papis et mamies une journée ou plus, pour qu’ils chouchoutent leurs petits-enfants. Et nous, pendant ce temps, on se repose ! Et là, tout le monde est content ! |
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