Notre petit nous lâche à peine, se montre aimant et prêt à nous aider, mais entre-temps, il regarde son père d’un air mauvais. Le complexe d’oedipe prend différentes formes, mais il reste une étape importante dans le développement de l’enfant.
Théorisé par Freud, le complexe d’oedipe est un passage obligé bien qu’il soit vécu différemment selon le cercle familial. Le petit garçon découvre son pénis et l’absence de celui-ci chez les petites filles. Il commence à se voir comme le mâle de la maison et veut faire de nous sa femme. Il est en rivalité avec son père et cherche par tous les moyens de l’éloigner de nous. Cette phase, parfois éreintante pour nous, ne durera pas longtemps, alors patience.
Dans sa tête…on devient la femme idéale
Il ne nous lâche pas d’une semelle et veut qu’on s’occupe constamment de lui. Caprices ? Non, complexe d’Œdipe. Dans sa tête (et son coeur), on devient la femme idéale, celle qu’il veut épouser. Sauf que devant lui se dresse un obstacle, le père. Pour se débarrasser de ce rival, il commence par l’imiter et essaie diverses tactiques pour attirer notre attention. Il veut qu’on fasse tout pour lui : le bain, le coucher, les repas… et refuse catégoriquement que son père participe à ces activités.
Il met au défi son père « Toi, tu ne sais pas… » ou essaie de lui imposer des choses, « Ce soir, je dors avec maman ». Il peut afficher une violence verbale. Le mieux, c’est de le laisser parler, exprimer sa colère. Au pire, on lui demande pourquoi il a tant de colère, mais n’ayant pas la réponse, ce sera difficile pour lui de nous expliquer. Il vit un grand dilemme car il aime ses deux parents.
Il est important de savoir poser des limites
Si cette phase est tout à fait normale, il est important de savoir poser des limites. On explique clairement à notre bambin qu’on a déjà un mari. On aime notre mari et un jour lui aussi trouvera une personne dont il tombera amoureux. On peut lui montrer notre album photo pour lui montrer qu’on formait un couple avant lui. Sa déception sera grande, mais importante pour sa vie future et sa relation avec les femmes. En sachant que sa mère ne peut devenir sa femme, il se rend compte qu’il devra chercher son âme sœur pour faire comme ses parents.
Quand on est mère célibataire, cela complique un peu la situation. En l’absence d’une présence masculine, notre petit ne voit pas d’obstacle pour qu’on devienne sa femme. On s’arme alors de patience pour lui expliquer qu’on ne peut pas l’aimer comme on a aimé son papa et qu’il ne peut pas combler l’absence d’un conjoint. Il finira, au fil du temps et de nos refus, par se choisir un modèle masculin. Mais en aucun cas, on ne cède ou on se montre désemparée devant ses astuces.
|
| |
|
 |
|