Notre petit a débarqué depuis un moment maintenant mais Jules n’est toujours pas décidé à se comporter en bon père de famille. Pourtant on fait tout pour le sensibiliser et l’associer à notre bonheur. Faudrait-il, en plus, lui tirer les oreilles et lui rappeler ses obligations ?
Le père a un rôle décisif dans le développement de son enfant de la naissance à l’âge adulte. On l’a longtemps mis à l’écart de l’éducation de nos bambins, mais aujourd’hui, force est de constater qu’ils ont toute leur place. Encore faut-il qu'ils veulent bien la prendre ! On sait qu’il est plus difficile pour un père de s’investir dans son rôle. La mère vit la naissance de son enfant dans sa chair, c’est un processus biologique. Alors que le père doit s’approprier ce nouveau rôle et apprivoiser ce petit être.
Intégrer le papa
Mais entre le boulot, les courses, la maison à entretenir et le petit qui braille, on ne s’en sort plus : ras-le-bol de tout gérer seule. Notre patience est mise à rude épreuve et Jules ferait mieux de commencer à prendre son nouveau rôle un peu à cœur. Notre cher homme a-t-il pris peur devant tant de responsabilités ? Ou craint-il simplement de perdre sa virilité en pouponnant ? Pour qu’il ait envie de s’investir, ni forcing, ni reproche. Rusons plutôt en lui mettant dans les bras un bébé propre et souriant et en lui donnant les tâches agréables comme le biberon, le bain, le coucher… Usons et abusons des remarques favorables au papa « C’est incroyable comme il devient calme dans tes bras», « Comme vous vous ressemblez », « Oh, je crois que c’est toi qu’il veut ! »…
De l’importance du père
Plus le papa s’investira tôt, plus vite l’enfant sera imprégné d’une bonne image du père. En effet, plus il participe aux soins de son enfant durant sa première année, plus il facilite une reconnaissance précoce d’une image positive. Le père devra trouver sa place sans remettre en cause la relation charnelle qui peut exister entre la mère et l’enfant. L’idéal est de se différencier de la mère par un comportement complémentaire. On prétend que les mères ont le don de réconforter alors que les papas ont celui de stimuler. Il est vrai qu’ils sont plus dans le jeu et l’action et permettent ainsi à leur enfant de connaître et prendre conscience du monde qui les entoure. Le père participe à l’apprentissage de l’autonomie de l’enfant en le sortant de sa relation duelle qu’il entretient avec sa mère. Les papas doivent aussi symboliser la stabilité et la sécurité au sein du foyer. Par opposition à sa mère et à la relation tendre et complice qu’il entretient avec elle, l’enfant tend à associer son père à la notion d’interdit et d’autorité. Et à ce qui le sépare de sa mère !
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