Nous rêvions d’un petit ange poli et bien élevé et nous nous retrouvons face à un petit qui fait régner sa loi à la maison !
A trop lui demander son avis, ce qu’il aimait, ce qu’il détestait… Voilà qu’il se met maintenant à nous tyranniser : « Veux pas ci ! Veux ça ! » et en prime, il donne de la voix ! Il sait y faire pour avoir ce qu’il veut : cris, pleurs, réactions violentes et imprévisibles… Et nous voilà désemparée devant ce petit être égocentrique qui ne pense qu’à assouvir ses moindres désirs et qui supporte mal les contrariétés et les frustrations. Il faut en plus assumer le regard des autres et nous avons tendance à justifier notre « capitulation » par le fort caractère de notre petite merveille qui sait exactement ce qu’elle veut ! Pas très convaincant tout cela !
Un environnement propice ?
Les médias jouent beaucoup sur cette image de l’enfant roi en l’utilisant comme initiateur d’achat. Tout tourne autour des enfants. Ils sont concertés dans tous les choix : de la voiture à la maison en passant par le dîner du soir. Comment dans ce cas ne se sentirait pas t-il trop important ?
On prétend aussi que les parents séparés, les familles recomposées ou ceux qui travaillent trop connaissent plus particulièrement ce problème car ils culpabilisent. L’enfant s’infiltre dans la faille et joue de la situation pour assouvir ses désirs. Mais la vérité est que le problème des « enfants rois » concerne tous les parents quelle que soit leur catégorie socio-professionnelle. A force de renoncer chaque jour sur des détails sous prétexte de faire plaisir à leurs enfants, les parents finissent par tout abandonner. L’enfant est alors seul maître à bord et désormais, « si enfant veut, enfant a » !
Y remédier vite !
La frustration est nécessaire à l’enfant, il a besoin de connaître ses limites. C’est pourquoi il doit réapprendre à accepter le « NON ». Pour ce faire, ni le chantage, ni la sévérité excessive ou le laxisme ne sauront être utiles. Il faudra rétablir notre autorité et faire comprendre à notre bambin que nous refusons de le laisser faire mais que nous n’agissons que dans son bien. Prévoyons des activités avec notre petit « trouble fête » : sport, sorties au parc, jeux de société… Mais avant, il faudra lui expliquer toutes les règles : ce qu’il devra faire et ce qu’il ne devra pas faire. Et s’il ne les respecte pas, une punition l’attend. Ainsi, il saura au moment voulu quelle réaction adopter et les conséquences ! |